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LES AMIS DU MUSEE de BETHUNE
et de L'ESTRACELLES A BEUVRY




BÉTHUNE et ses SEIGNEURS
La MAISON de BéTHUNE

Grammage et Delocre qui vivaient au XVI° siècle font état de l'érection ou de la reconstruction vers l'an 937, au faubourg de Catorive, d'une église dédiée à St-Vaast. Elle aurait eu lieu par les soins pieux d'Hermanus, seigneur de Béthune et d'Eva son épouse. Ils sont cependant les seuls à le mentionner et Jean DUCHESNE dans son histoire généalogique de la maison de Béthune publiée en 1639, n'a même pas découvert le nom d'Hermanus, ni fait mention, dans les donations qu'il a enregistrées avec un soin minutieux d'une église dédiée à St-Vaast. Il est probable que, si une église eût existé au faubourg de Catorive, les seigneurs de Béthune eussent augmenté les donations faites par leurs prédécesseurs, et non fondé à quarante ans de distance la collégiale de St. Barthélemy, dans un siècle oú les temples étaient encore si rares.

Le premier seigneur de BETHUNE auquel on peut se référer avec certitude, est Robert 1er (né vers 980 et mort en 1037) surnommé « fasciculus » ou « le faisseux » soit pour avoir adopté dans ses armoiries des bandes ou « fasces », soit pour avoir établi des impôts sur les faisceaux ou balles de marchandises, soit pour avoir fait renaître l'usage d'une parure de chausses appelée bande de vermeil (fasciolae crurales vermiculaiae), soit par allusion au port des faisceaux de verges, introduit à Rome par Tarquin le Vieux.

Il est « avoué » ou protecteur de Saint-Vaast d'Arras (Au Moyen âge, l'avoué est un laïc dirigeant les vassaux d'une institution ecclésiastique et protégeant l'abbaye contre les attaques si fréquentes : c'était un titre honorable, recherché même par les rois, qui n'était attribué qu'à des seigneurs que l'abbaye jugeait suffisamment puissants pour pouvoir assurer leur protection) et se disait par la grâce de Dieu « Seigneur de Béthune, de Richebourg et de Carency ».

Sa filiation est inconnue : on admet pourtant qu'il descendrait des anciens comtes d'Artois qui faisaient battre monnaie à leur effigie. Jean Duchesne le fait descendre d'Adalelme ou Adelelme, gouverneur ou comte des Atrébates, et de son épouse Adeline, fille du comte de Laon, nièce à la mode de Bretagne d'Eudes, roi de France et de Robert, duc de France, son frère ; d'autres le relient à Baudouin « bras de fer » premier comte de Flandre et à son épouse Judith, fille de Charles le Chauve et donc directement à Charlemagne

Cependant la famille de BETHUNE n'a pas besoin de ces filiations prestigieuses et plus ou moins douteuses pour s'affirmer rapidement comme l'une des grandes familles de Flandre : le dernier seigneur en ligne directe, Robert VII de BETHUNE, marie en 1240 sa fille Mahaut ou Mathilde avec Guy de DAMPIERRE, comte de Flandre. Mahaut apporte en dot la baronnie de Béthune et l'avouerie d'Arras, ainsi que les terres de Tenremonde, de Richebourg et de Warneton. Leur fils aîné, Robert, qui hérite des comtés de Nevers et de Flandre, porte encore le nom de Robert de BETHUNE et peut être considéré comme l'un des plus grands seigneurs de son temps. La terre de Béthune tombe ensuite entre les mains du duc de Bourgogne, qui l'unit au comté d'Artois, avant d'être cédée au roi de France par le traité de Nimègue. Plus tard, Louis XVI cédera au duc de Sully, le comté de Béthune et le marquisat de Lens, en échange de la principauté d'Henrichemont et de Boisbelle.

La maison de Béthune est donc célèbre, non seulement par son ancienneté, mais surtout par ses alliances : elle s'est unie à la plupart des familles royales d'Europe, et figure dans les ancêtres des Rois de France (à partir de François 1er), mais aussi d'Angleterre, d'Ecosse, de Castille, ou des archiducs d'Autriche, des empereurs d'Allemagne ou de Constantinople

La Maison de Béthune et les Croisades

Auparavant la famille de Béthune s'est déjà illustrée en particulier lors des croisades, avec CONON de BETHUNE, né vers 1150, dixième fils de Robert V de Béthune et d'Adelaïde de Saint-Pol. C'était l'un de ces guerriers poètes que le Moyen-âge a connu au sommet de sa civilisation, qui réside soit à la cour de Philippe-Auguste, soit et plus souvent à celle du comte de Champagne qui est alors le rendez-vous préféré des ménestrels (Sully, dans ses Mémoires, se fait honneur de descendre de Conon de Béthune). Après avoir participé de 1189 à 1192 à la troisième croisade, il accompagne Baudouin VI de Hainaut à la quatrième croisade, dont il est l'un des chefs. Ses talents de trouvère lui valent de devenir l'orateur des Croisés et de participer à ce titre aux négociations avec les vénitiens comme ambassadeur auprès du Doge Dandolo, avec Geoffroi de Villehardouin qui l'estime, et qui dit de lui : « bon chevalier et sage estoit et bien eloquens ».

Après la conquête de Constantinople en 1204, (oú il est l'un des premiers à planter son étendard sur les murailles) Conon occupe des positions importantes dans le gouvernements de Baudouin puis dans ceux de Henri de Flandres et Pierre Ier de Courtenay et joue un rôle clef dans la bataille d'Andrinople, ville de Turquie aujourd'hui appelée Edime, dont il devient le gouverneur. Après la mort de l'impératrice de Constantinople Yolande de Hainaut en 1219, il est choisi par les barons comme régent de l'Empire mais meurt peu après en 1219 ou 1220.

A noter qu'un frère de Conon, Jean III de Béthune, évêque de Cambrai et prince d'Empire, a participé à la croisade contre les Albigeois et mourut à Toulouse en 1219

La Maison de Bessan


bethsan

Plus de cent ans auparavant, Adam de Béthune, arrière petit-fils de Robert I faisseux, participe à la première croisade, menée par Godefroy de Bouillon. Après la prise de Jérusalem, Beaudouin 1er de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon et premier roi de Jérusalem (Godefroy de Bouillon s'étant contenté du titre d'Avoué du Saint-Sépulcre, ce qui démontre bien l'honorabilité du titre d'avoué) attribue à Adam de Béthune, la ville de Bethsan en Galilée (située dans la vallée du Jourdain, au sud du lac de Tibériade) et les terres avoisinantes : Adam prend alors le nom de Adam de Bessan ou de Beisan et ses héritiers demeurent seigneurs de Bethsan jusqu'à la prise de la ville par Saladin en 1187.

Son arrière petite-fille, Eschive d'Ibelin (fille de Baudouin d'Ibelin ou de Ramleh (actuellement Ramallah) et de Richilde de Bessan, née en 1157, devient reine de Chypre par son mariage en 1175 avec Amaury II de Lusignan, roi de Chypre en 1194 puis de Jérusalem. Par le jeu des mariages successifs, on passe dans les familles de Montfaucon, puis de Dampierre, également de Bourbon-Vendôme, et l'on retrouve Eschive d'Ibelin dans l'ascendance de personnalités ausi diverses que le roi Georges 1er d'Angleterre,la reine Margaret de Danemark, Lady Diana ou encore Winston Churchill.

Le nom de Bessan semble s'éteindre avant 1300 faute d'héritiers mâles, après plusieurs mariages successifs entre la maison de Bessan et la maison d'Ibelin.

Sources

- Dictionnaire historique et archéologique du P de C
- Mémoires de Sully
- Médiathèque de Béthune
- Wikipedia

Les différentes branches de la Maison de BÉTHUNE

♦ La 1ère maison de Béthune est celle des ducs de SULLY

Le premier duc de Sully est Maximilien de Béthune(1549-1641), surintendant des finances de Henri IV, qu'il n'est pas besoin de présenter. Duc de Sully, Pair de France, Prince souverain de Boisbelle et d'Henrichemont, marquis de Rosny et de Conti, etc.. Selon Duchesne (qui demeure cependant contesté) il descend à la 12ème génération de Guillaume de Béthune, frère cadet de Robert VII de Béthune, dernier seigneur de Béthune en ligne directe. Cette branche s'est éteinte en 1729 avec le décès sans héritier de Maximilien Henri de Béthune, 5ème duc de Sully.

♦ La branche des comtes et ducs d'Orval qui reprennent le titre de duc de Sully :

Issue de François de Béthune né en /, 2ème fils de Maximilien elle s'éteint en 1807, au décès de Maximilien VIII sans héritier.

♦ La branche des comtes de Selles et marquis de Chabris, Comtes et marquis de Béthune

Son auteur est Philippe de Béthune (1565-1649) 6ème fils de François 1er de Béthune et frère cadet de Maximilien. De cette lignée descend :

charost

Blason des Béthune-Charost

philippe

de Philippe de Béthune

♦ La branche des ducs de Charost

dont le premier est Louis de Béthune(1605-1681), 4ème fils de Philippe. Ces branches s'éteignent en 1800, avec le décès de Louis Armand de Béthune-Charost, dont le fils est guillotiné à la Révolution.

♦ La branche des seigneurs de Carency

Il faut pour cela remonter très en arrière, pour trouver Baudouin de Béthune, seigneur de Carency, décédé vers 1033, 2ème fils de Robert I faisseux. Un arrière-arrière petite fils, Hugues 1er, seigneur de Carency et seigneur des Planques (petit village de 99 habitants près d'Azincourt) a pris le premier le nom de cette seigneurie, comme cela se fait au moyen âge.
Contrairement à la branche aînée, qui vit en France, cette branche cadette reste en Artois, sous domination bourguignonne et espagnole. Elle garde ce nom de Desplanques jusqu'au 17ème siècle, ou Jean VII DESPLANQUES seigneur d'Hesdigneul, ajoute le nom de BETHUNE pour prendre le patronyme de Jean VII de BETHUNE-DESPLANQUES.

Par la suite, devenus marquis d'Hesdigneul, puis créés princes de BETHUNE HESDIGNEUL en 1781 par l'empereur François Joseph (titre reconnu en 1782 par Louis XVI : la situation de ce 1er prince, chambellan de l'empereur et donc sujet à la fois du Roi de France et des Pays-Bas, a permis cette reconnaissance, car le titre de prince n'est accordé en France qu'aux princes du sang), ils prennent le nom de BÉTHUNE-HESDIGNEUL.

♦ Une branche cadette des seigneurs de Carency est représentée par les comtes de SAINT-VENANT (initialement seigneurs de Penin) à la suite du mariage en 1681 d'Adrien-François de Béthune-Desplanques avec Marie Madeleine Gilles Dominique de LIÈRES, fille et héritière du comte de Saint-Venant.

La généalogie des Béthune-Desplanques a été établie au 18ème siècle par les frères Delaunay, qui ont été reconnus comme généalogistes falsificateurs, ce qui laisse toujours planer un doute sur leur filiation.

Il faut cependant noter qu'après le rattachement de l'Artois à la France, les ducs de Charost se sont rapprochés des Marquis d'Hesdigneul. Il s'en suivi de nombreuses reconnaissance mutuelles, comme ne formant qu'une seule et même Maison, dont une attestation solennelle du 7è duc de Sully en 1777. Si bien qu'à l'extinction des branches alors aînée, celle de Sully et de Charost , la branche cadette des Béthune Saint Venant hérite du château de Sully sur Loire, et de leur fortune. Cette branche de Saint Venant devient la seconde Maison de Sully, par une ordonnance royale de 1816. Elle s'éteint à son tour, en 1980 laissant l'héritage historique de Sully à la seule branche actuellement subsistante des BÉTHUNE-HESDIGNEUL

hesdigneul ancien

Blason des Béthune Hesdigneul ancien

hesdigneul actuel

Blason des Béthune Hesdigneul actuel


L'actuel chef de cette Maison est Henry Marie Ghislain, 1Oème Prince de Béthune, né en 1945 au Creusot. Il porte les titres de " Monseigneur le Prince de Béthune, Marquis d'Hesdigneul, Comte de Noyelles, Vicomte de Nielles, Baron de Bousbecque, Seigneur de Waudripont, d'Espréaux, de Terremonde" etc.

Le fils aîné porte le titre de "Marquis de Béthune Hesdigneul", Le reste des membres porte le titre de "Comte de Béthune »

Sources : Internet
Mémoires de Sully
Histoire générale de la Province d'Artois Dédiée à Monseigneur Comte d'Artois
par Mr HENNEBERT, Chanoine de la Cathédrale de Saint-Omer

Gilbert DENELE






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