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LES AMIS DU MUSEE de BETHUNE
et de L'ESTRACELLES A BEUVRY




CONFRÉRIE SAINT NICOLAS DE CHOCOUES

Le chanoine BERTIN écrit que la confrérie des charitables de Chocques a été fondée en 1806 (les charitables et leurs cent confréries au diocèse d'Arras, 1949).
Il s'agit là d'une restauration, puisque la confrérie existe déjà au 17ème siècle.

En 1615 Pierre DUCROCQ est inhumé dans la chapelle saint Nicolas de l'église. En fait, la chapelle représente l'autel du saint, à droite du chœ;ur

C'est en 1636 que l'on trouve la première mention des confrères. A cette date une épidémie de peste est très meurtrière 95 décès pour une moyenne annuelle de 12,6. Deux inhumations "per confratres" (par les confrères) et celle de Jacques POTIER, "sodalis S. Nicolai " (de la confrérie de saint Nicolas).

1641 : Philippe BEHIN, prévôt de la confrérie de saint Nicolas, inhumé dans la chapelle de la confrérie.
21.01.1699 : Jean MULLET et Pierre MATON, prévôt et maïeur de la charité saint Nicolas.
12.09.1699 : Pierre MATON, prévôt.
18.10.1699 : Pierre MATON, prévôt, Philippe SENECHAL, maïeur.
08.07.1701 : Philippe SENECHAL, prévôt, Antoine BELVAL, maïeur
02.06.1703 ; Philippe SENECHAL, prévôt, Antoine BELVAL, maïeur
13.06.1703 : Antoine BELVAL, prévôt, Gaspard LEFEBVRE, maïeur.
20.05.1705 : Gaspard LFEEBVRE, prévôt, Melchior DELEHEL, maïeur,
18.02.1706: etc..

On peut suivre ainsi tous les noms des prévôts et maïeurs jusqu'en 1740. Il existait deux maïeurs, le grand et le petit et en règle générale tous les 2 ans, en mai, le grand maïeur succède au prévôt, et le petit maïeur au grand.

La plupart de ces dignitaires appartiennent au monde des " notables ", les gros fermiers.
En 1422-23 Jehan NOËL et Pierre MATON sont prévôts de la " carité" saint Nicolas et paient le relief de terres appartenant à ladite charité.

Vu l'importance des bien cités je pense que la charité saint Nicolas désignait l'Hôpital du même nom à Chocques et que la confrérie des porteurs de morts en terre n'a dû se former qu'au 16ème ou 17ème siècle. Il peut s'agir d'une confraternité au sein même de l'hôpital. En effet au Moyen Âge beaucoup d'hôpitaux admettaient, moyennant finances, des frères et sœ;urs qui recevaient dès lors une prébende leur vie durant, au sein de l'hôpital. Ils jouaient parfois un rôle administratif, mais ne se livraient pas aux soins.

Albert BOURGEOIS




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