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LES AMIS DU MUSEE de BETHUNE
et de L'ESTRACELLES A BEUVRY




COUTUMES FUNÉRAIRES
(recueillies auprès de mon père en 1949)


Lorsque le maître de maison mourait un membre de la famille prévenait les bestiaux de la ferme, les abeilles, selon la formule « vou maite i est mort » (votre maître est mort).

Les glaces étaient recouvertes d’un linge, l’horloge arrêtée. Un seau d’eau était placé dans la pièce du mort, avant la mise au cercueil.

Une croix de paille était placée par terre, devant la maison, comportant, suivant la richesse de la famille, jusqu’à 12 à 20 bottes.

Une fois le corps sorti de la maison, les pauvres, les enfants, s’appropriaient la paille, parfois en se bousculant pour en emporter le plus possible. Quand la paille n’était pas enlevée, on la détruisait (le curé envoya mon père, enfant de chœur, détruire une croix non enlevée : 1896-98)..

Il était d’usage de placer une croix de paille au carrefour de la rue du village et de la rue de l’église..

Cette coutume disparaît en 1914 et une croix de petite taille, en paille, puis en bois, recouverte de tissu noir, était fixée sur le mur de la maison, parfois avec un rameau de buis bénit. Croix blanche pour les enfants. Cette transformation apparaît d’abord dans les cités minières..

Pour les morts enterrés civilement ruban rouge sur le mur de façade..

Les morts des écarts étaient amenés en voiture à l’entrée de l’agglomération : il fallait prévenir les chevaux de transport du travail qu’on leur demandait..

Une chandelle bénite, propre à chaque famille, ornée de cires de différentes couleurs dans les familles aisées, était allumée près du mort, dans la maison, et à l’église parmi les autres chandelles. Avant de fermer le cercueil, on faisait couler quelques gouttes de cire de cette chandelle sur le linceul ou les vêtements du mort..

Après la cérémonie funéraire, la famille recevait les parents et amis venant de loin à un repas, auquel on invitait parfois les porteurs et le « clerc » (chantre) qui récitait le De Profundis à la fin du repas. Les familles aisées distribuaient du pain aux pauvres après l’office, parfois par le truchement du bureau de bienfaisance..

Les papiers de faire-part que l’on distribue chez l’habitant n’existaient pas. C’était un ami de la famille ou une « prieuse » qui « priait » les gens (les avertissaient). Les lettres de faire-part existaient : on les conservait précieusement pour savoir à qui il fallait en envoyer en cas de décès..

Seuls les parents proches venaient bénir le corps avant l’enterrement.

Albert BOURGEOIS





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