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LES AMIS DU MUSEE de BETHUNE
et de L'ESTRACELLES A BEUVRY




VISITE DE LESSINES ET MARIEMONT

Le jeudi 25 septembre les Amis du musée de Béthune ont visité l'Hôpital Notre-Dame-à-la-Rose de Lessines, haut lieu de l'histoire médiévale des Flandres.

groupe lessines

Le parcours démarre en sous-sol par la présentation de l'évolution des bÁtiments de l'hôpital à travers les siècles, du 12ème à nos jours. L'étape suivante nous conduit dans ce qui fut le dortoir des nonnes, oú une reconstitution d'une cellule avec mobilier d'époque, nous permet de constater leur spartiate confort.

De nombreux portraits de personnages ayant marqué de l'histoire de l'hôpital y sont installés. De nombreux objets cultuels nous sont présentés, ainsi que de bien étranges tableaux, comme un Christ barbu au corps de femme, ou un Saint Bernard buvant le lait du sein de la Vierge…

La destination première de l'hôpital était de recevoir et de soigner les indigents de l'époque, malades « ordinaires », selon la charte. Mais les grandes épidémies de peste du 17è siècle amènent l'hôpital, malgré cette charte, à soigner les pestiférés.

LESSINES ET BETHUNE

Pour la suite de la visite, le Président André Delhaye nous réserve une surprise, et nous découvrons que des liens étroits unissent Lessines et Béthune. En effet, pour soigner ou repousser la peste, l'invocation par l'hôpital à saint Eloi, qui avait à l'époque « de bons résultats », fut décidée.

Et ce fut l'apparition, dans l'histoire de l'hôpital, de la Confrérie des Charitables de St Eloi de Béthune. L'hôpital a offert en 1604 à la Confrérie des reliques de St Eloi. En remerciement, la Confrérie a élevé en consoeurs et confrères les membres de l'Hôpital de Notre Dame de la Rose.

En 1704, c'est la Confrérie de Béthune qui adresse à l'Hôpital une partie de la Sainte Chandelle, encore conservée actuellement à Lessines.

Un mannequin en tenue de charitable et de nombreuses photos de la procession à naviaux figurent dans la salle, et de nombreux témoignages et représentations diverses de Saint Eloi furent………mais c'est une autre histoire, un autre jour.

charitable lessines-jardins

La visite se poursuit par de nombreuses salles chargées d'histoire et de souvenirs, comme la bibliothèque, les appartements de Monseigneur, la salle de bain, la chapelle, l'infirmerie et la pharmacie. Puis la grande salle des malades qui a conservé son mobilier d'époque, et son haut plafond qui, selon les croyances du temps, permet « l'échange de flux » et donc purifie l'atmosphère. Un nombre très important d'outils et d'ustensiles divers de soins, de toutes les époques, y sont présents, témoignant déjà d'une certaine technique, malgré tout fort peu enviable.

Outre les soins de l'eAacute;me par la prière, l'hôpital disposait également d'un important jardin de plantes médicinales.

Après un bon déjeuner, la visite chez nos amis belges se poursuit par le Musée Royal de Mariemont et son exposition de parfums de l'Antiquité.


mariemont

Mariemont

C'est en traversant le magnifique parc que nous atteignons l'exposition qui nous propose de redécouvrir les parfums de l'Antiquité au travers des plantes fraîches et des aromates. L'évocation des procédés de fabrication, des ingrédients, permet de comprendre l'évolution des processus
Les contenants furent appréciés tant pour leur forme que pour la richesse de leur fabrication. Il s'agit à l'époque d'un véritable art de luxe.
Bien que plaisir futile etéphémère, le parfum à cette époque revêt une forme de joie de vivre, de séduction, de soins du corps dans une approche quotidienne.
Le temps passant trop vite, c'est avec regret que nous avons pris le chemin du retour.

Robert GUENOT





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