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LES AMIS DU MUSEE de BETHUNE
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Le nom de BÉTHUNE aux U.S.A.

En parcourant les sites généalogiques, on trouve encore de nos jours trace de nombreux BETHUNE, mais sans qu'il soit possible de relever, comme au Canada, un fil conducteur d'entrée aux U.S.A., ni une saga familiale. Le nom de BETHUNE le plus connu aux States est celui de Mary MACLEOD BETHUNE , éducatrice, personnalité politique et militante des droits des noirs et de la femme, qui a donné son nom à plusieurs rues et à d'éminentes institutions.

MARY JANE MACLEOD BÉTHUNE

mary

Née Mary Jane Macleod en 1875 à Mayesville en Caroline du Sud, quinzième enfant (sur dix-sept) d'une famille qui avait été esclave, elle ajoute à son nom celui de BÉTHUNE après son mariage avec Albertus BÉTHUNE en 1898.

Elle montre très jeune un intérêt certain et une prédisposition pour ses études, ce qui lui vaut d'obtenir une bourse pour une institution de jeunes filles noires. Après son diplôme en 1893, elle ne peut comme elle le désire partir comme missionnaire en Afrique et devient assistante dans plusieurs instituts de la région

Sa carrière d'éducatrice commence vraiment quand elle loue en 1904 une maison de bois de deux étages à Daytona Beach en Floride et entreprend d'ouvrir une école pour jeunes filles noires avec 5 élèves, plus son fils.

Il n'y a aucun équipement, des caisses servent de pupitre et du charbon de bois de crayons. Pour financer l'école, elle cuisine avec ses élèves des tartes et vend des ice-cream aux équipes de construction voisines

Ainsi débute l'école de formation pour filles noires où Mary occupe au début tous les postes, avant de pouvoir peu à peu engager un personnel stable. Les cours coûtent 50 cents par semaine, mais Mary ne refuse jamais d'instruire une élève dont les parents ne parviennent pas à payer. En 1912, elle parvient à intéresser James Gamble de la Gamble and Proctor Company de Cincinnati, qui finance l'école et accepte de présider le Conseil d'administration.

En 1923, l'école de filles fusionne avec l'Institut Cookman pour garçons de Jacksonville, l'ensemble devenant l'Institut collégial Bethune-Cookman, bientôt renommé Bethune-Cookman Collège. Mary devient présidente du Collège jusqu'à sa retraite comme présidente émérite en 1942, mais reste administratrice jusque la fin de sa vie. En 1955 le collège compte 100 enseignants et environ 1000 élèves.

Parallèlement, elle milite avec obstination et dynamisme contre la ségrégation raciale. Quand son école commence à prospérer, elle s'investit de plus en plus dans le domaine politique, obtient par ses discussions avec le vice-président Thomas Marshall que la Croix-Rouge intègre des noirs, et que ceux-ci puissent accéder aux mêmes emplois que les blancs. En 1917, elle devient présidente de la Fédération de Floride des Femmes de Couleur, puis présidente nationale en 1924, poste le plus élevé auquel pouvait prétendre à cette époque une femme de couleur. En 1935, elle fonde le conseil national des femmes noires que l'on consulte pour tout problème concernant les noirs.

eleanor mcleod

Mary MCLEODBÉTHUNE et Eleanor ROOSEVELT

Elle collabore avec les présidents Calvin Coolidge, Herbert Hoover, et Théodore Roosevelt pour les questions d'emploi, de logement, d'éducation et de protection infantile et se lie d'amitié avec Eleanor Roosevelt, elle-même farouche militante des droits de la femme, ainsi qu'avec le président Franklin Roosevelt qui la prend comme conseillère privée. Nommée en 1936 directrice de la Division des Affaires noires, elle devient la première femme de couleur à prendre la tête d'une agence fédérale. En 1945, le Président Truman l'envoie comme consultante à l'O.N.U. et en 1949 comme représentante des U.S.A. aux cérémonies d'investiture du Président libérien. En 1951 il la nomme membre du Comité pour la Défense nationale.
eleanor

Elle meurt le 18 mai 1955, et une statue dans Lincoln Parc à Washington (première statue de femme noire dans un parc) rend hommage à sa vie exemplaire au service des autres.

Sources : Internet : Dictionnaire Biographique du Canada = Wikipedia
               Avec mes remerciements au Docteur Daniel HENOQUE,
               qui m'a fourni quelques pistes ou éléments de recherche

Gilbert DENELE





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