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ACTIVITES MINIERES DANS LA REGION DE BÉTHUNE

1. Rappel historique de l'exploitation minière dans le Nord-Pas de Calais:

Le charbon est exploité bien avant l'an mille dans les régions de Liège, Charleroi et Mons, où les affleurements sont fréquents.
Longtemps concurrencée par le bois, l'exploitation connaît une évolution favorable au 18ème avec la disparition progressive des forêts et le développement de l'industrie (fours à chaux, verreries et forges etc.). C'est le charbon de terre pour le différencier du charbon de bois.
Les premières exploitations naissent dans les bassins de Mons et Charleroi qui approvisionnent la Picardie, l'Artois et la Flandre française.
Les guerres de Louis XIV et le traité de Nimègue (1678-1679) qui rendent à l'Espagne Mons, Charleroi, Binche et Courtrai, coupent le Hainaut en 2 parties : les utilisateurs français deviennent donc tributaires de leurs anciens compatriotes. Ceci entraîne une fuite des devises.
Le gouvernement royal encourage donc les recherches à Condé, Fresnes sur Escaut et Valenciennes. Ces recherches nombreuses et infructueuses entraînent souvent la ruine des entrepreneurs.

Les premiers grands travaux de recherche commencent en 1716.

• 1ère société : 1716 : travaux à Fresnes par la Compagnie Deseaubois avec Jacques Mathieu ; abandon en 1717.

• 2ème Société Deseaubois en août 1718, dans une pâture appartenant à Jeanne Colard. Pierre Mathieu invente le cuvelage carré avec picotage pour vaincre les difficultés dues au terrain et à l'eau. Coût élevé : 132.687 livres au lieu des 12500 livres prévues. Après 18 mois d'efforts, le 3 février 1720, à la profondeur de 300 pieds, découverte d'une veine de 4 pieds d'épaisseur ( 1 pied = 33 cm), mais c'est du charbon maigre.
Catastrophe : envahissement du puits par les eaux et disparition de la Société.

• 3ème Société : Société Desandrouin-Taffin : 9 fosses sont creusées et conduisent à la découverte de charbon gras.

• 4ème Société : Société Desandrouin-Cordier sur le territoire de Vieux Condé en 1741.

• Enfin la Compagnie d'Anzin est créée en 1757.

Cette énumération n'a d'autre but que de montrer la persévérance et le goût du risque des sociétés privées de l'époque.

L'extension des reconnaissances dans le département du Pas de Calais n'a commencé qu'en 1846. Elle s'est poursuivie d'est en ouest jusque dans le Boulonnais, où une concession de recherche dite de Ferques avait déjà été accordée en 1837 à la suite de la découverte d'affleurements, en 1835, au lieu dit " le Roch ".

En fait la formation carbonifère s'étend sur 500km, d'est en ouest de Dortmund en Westphalie, jusqu'à Hardinghem dans le Boulonnais.

2. l'activité minière aux environs de Béthune avant 1944

Cette activité s'est développée au sein des compagnies de Béthune, de Nœux et de Vendin.

2.1 Compagnie des Mines de Béthune :

Historique de la Compagnie :

- Le 1er octobre 1850 une compagnie de recherches dite de Béthune effectue des sondages à Haillicourt et Bruay et découvre la houille.
- Elle poursuit ses recherches avec succès à Bully, Grenay et environs.
- Une autre société Lecomte et Lalou fait des sondages positifs à Bruay pour le compte de la Société de Béthune et revend à cette dernière les droits résultant de ses recherches.
- Le 25 septembre 1851 la Compagnie de Recherche de Béthune se constitue en Société d'Exploitation des Charbonnages de Bruay. Elle veut faire valoir également ses droits sur Bully-Grenay, mais le décret du 26 septembre 1852 interdit les réunions de concessions. La Compagnie de Béthune revend donc ses actions de Bruay à Mr Lecomte . Ceci lui permet d'obtenir la concession sur le secteur de Bully-Grenay sous le nom de concession de Grenay, par décret du 15 janvier 1853, sur 5761 ha.

Ensuite par décret du 21 juin 1877, elle reçoit une extension de 591 ha, à la suite d'un sondage important à Aix-Noulette.
- Il en résulte que la Compagnie de Béthune n'exploite rien à proximité immédiate de Béthune.
Différents renseignements concernant les fosses de la Compagnie de Béthune sont donnés en annexe 1.

canal

Bois de mines au canal de Béthune

vendin

Vestiges de Vendin en 1999

marles

Quai de Marles 2003

Evènements significatifs :

Fosse 1 de Bully: 18 ouvriers sont morts asphyxiés par les fumées d'un incendie en novembre 1869 suite à l'explosion d'une chaudière au fond.
Fosse 4 de Vermelles : abandon de l'exploitation en 1877, gisement difficilement exploitable à l'étage 250m. Reprise en 1911 à 387m.
Fosse 8 d'Auchy : les installations du jour sont occupées par les Allemands du 11 octobre 1914 à octobre 1918. Les mineurs français descendaient par le 9 et le 3. En 1917 les Allemands envoient des gaz asphyxiants dans les travaux du 4 et du 9.

2.2 Compagnie des Mines de Nœux :

Historique de la Compagnie :

La Compagnie des Mines de Vicoigne possède une concession près de Valenciennes. Son Directeur Mr de Bracquemont organise des sondages dans la région de Loos en Gohelle vers 1850, puis à Nœ;ux, Sains-en- Gohelle, Hersin, Annequin et Douvrin. La demande de concession est acceptée le 15/01/1853 et avec extension le 30/12/1857.
Différents renseignements concernant les fosses de la Compagnie de Nœux sont donnés en annexe 2.

Evènements significatifs :


Fosse 1 de Nœux : le 22/02/1852n la première charrette de charbon entre à Béthune et est distribuée aux habitants. En 1858 la production est de 1800 hl par jour. Le 7 juin 1885 un coup de poussière tue 3 mineurs.
Fosse 2 de Nœ;ux : 1858, production 1300 hl par jour.
Fosse 8 de Verquin : la maquette des installations de Verquin est présentée à l'Exposition Universelle de 1900.
Fosse 9 d'Annequin : le 17 avril 1917 une explosion de grisou fait 42 tués et 11 blessés
Fosses 11 et 11bis de Fouquières. Les travaux ont commencé en 1908 mais les fosses ne fonctionnent qu'en 1920 pour cause de guerre.

2.3 Compagnie des Mines de Vendin :

Historique de la Compagnie :
:

La Société de Recherche Hanon établit un sondage positif à Vendin le 26/10/1854 à 196m, 2ème sondage positif à Oblinghem à 201m le 10/11/1855, 2 autres sondages sont positifs à Annezin et Chocques. La Société Hanon se constitue en société d'exploitation dite Compagnie de Vendin et forme une demande de concession. Un décret du 6/05/1857 accorde à la Compagnie de Vendin, dont le siège légal est à Béthune, une concession sur 1166 ha.:

A partir de 1877 la Compagnie comprend 2 fosses à Annezin.:
- 1879 : production : 62 298 t, effectif : 460 ouvriers
- 1880 : production : 33 000 t seulement de charbon maigre.

En mars 1900 les 2 fosses sont envahies par les eaux. L'exploitation cesse. Les ouvriers sont embauchés par les Compagnies de Marles et de Bruay.
Le 1er février 1912 la Compagnie est déclarée en faillite et une nouvelle Compagnie se constitue : la Compagnie des Charbonnages de Vendin lez Béthune. Deux nouveaux puits sont creusés à Vendin. En 1913 la production est de 20 000 t.
Pendant la guerre 14-18 la Compagnie augmente sa production jusqu'à 298 8175 t. (1917). L'effectif est renforcé par les ouvriers qui viennent des autres mines occupées. En avril 1918 les anglais ayant installé leur artillerie à proximité de la fosse les chevalements sont détruits par les canons allemands. De plus, la centrale de Chocques atteinte par des obus ne fournit plus d'électricité et, les pompes d'exhaure ne fonctionnant plus, les travaux souterrains sont inondés. Les dommages sont réparés avant la fin de la guerre et la production s'élève à 13 000t par mois. Ce rendement exceptionnel entraîne l'épuisement prématuré du gisement.
En 1930 la Compagnie cesse toute activité dans le Béthunois. La Compagnie achète la Société de Ferques et d'Hardhinghem dans le Boulonnais. Le chevalement est démonté et reconstruit sur le site d'Elinghem.

Différents renseignements concernant les fosses de la Compagnie de Vendin sont donnés en annexe 3.


puits de vendin

     Puits 1 et 2 de Vendin

Evènements significatifs :

Fosse 0 ( la Paix ) à Vendin: pourrait devoir son nom à la victoire de Sébastopol le 8 septembre 1855 . Ce puits est abandonné à 25 m de profondeur à cause des sables mouvants.
Fosse 1 d'Annezin: cette fosse se trouvait à 1500 m de la fosse 0, près du village d'Annezin, à proximité du chemin de Fouquereuil. Grandes difficultés de creusement également : il faut creuser 2 puits parallèles à faible distance l'un permettant l'évacuation de l'eau. Il faut 8 pompes d'exhaure débitant jusqu'à 52 000 m3 par 24 heures !. Inondée en 1900.
Fosse 2 d'Annezin: les travaux commencent en 1873 à 2250m à l'ouest de la fosse 1. Inondée en 1900, avec la fosse 1.
Fosses 1 et 2 de Vendin : bombardées en 1918.


puits

Initialement le puits 1 ne sert qu'au retour d'air, l'extraction se faisant par le puits 2. Puis l'extraction a été reportée sur le puits 1

chargeur

Chargeur quai de Marles


Activités sociales des compagnies minières avant 1944

Les compagnies minières, dès leur création, durent faire face à des problèmes de recrutement, de logement et de formation, les structures locales n'étant pas en mesure d'y répondre. Les solutions apportées furent sensiblement les même d'est en ouest du bassin minier.

corons

Corons d'Annezin: rue du 8 mai

Habitations

Très rapidement un pourcentage important du personnel est logé dans des maisons construites par les compagnies.
Ces maisons sont alors louées ( 3 à 7 Frs par mois à la Compagnie de Béthune en 1880 ).
A l'origine les maisons sont construites en longs alignements regroupés sous le nom de corons. Par la suite, les maisons sont construites souvent par deux et forment des cités-jardins avec larges avenues plantées d'arbres avec trottoirs, fil d'eau, canalisations d'eau potable et éclairage électrique. Les tableaux en annexe donnent des indications sur l'évolution de ce parc immobilier

œuvres sociales

Les cités sont groupées autour des sièges d'exploitation pour former des centres complets avec ce qui est nécessaire à la vie sociale : église, garderies, cercles et lieux de réunion, terrain pour les jeux, écoles. Celles-ci sont entretenues entièrement par les compagnies, avec enseignement et fournitures gratuites. L'éducation est complétée par : " l'enseignement ménager destiné à donner aux jeunes filles les principes de l'économie domestique indispensable aux épouses d'ouvriers. La Compagnie procure aux jeunes filles le moyen de venir en aide à leur famille en travaillant dans des ateliers de couture et autres ou on met gratuitement à leur disposition des métiers et machines mus à l'électricité " ( extrait d'une note de la Compagnie de Béthune de 1913).

Protection médicale

En raison des nombreux accidents et de la pénibilité du travail, une prévoyance sociale est rapidement mise en place. Des caisses de secours sont créées. La Compagnie de Vendin par exemple crée la sienne en 1861. Elles sont en général alimentées par une retenue sur salaire de l'ordre de 3%, une cotisation patronale équivalente et le reversement de toutes les amendes infligées au personnel pour faute professionnelle. Ces dispositions attirent la main d'œ;uvre des communes environnantes. Des disparités existent néanmoins quant au niveau des prestations et de l'organisation suivant les secteurs.
La loi du 29 juin 1894 a institué une protection obligatoire pour les mineurs, 36 ans avant la généralisation en France des assurances sociales. Cette protection repose sur deux principes fondamentaux :
- protection sociale ( maladie et vieillesse ) obligatoire,
- financement assuré à la fois par les exploitants et les travailleurs. A titre d'exemple, en 1913, la Compagnie de Béthune possède une caisse de secours qui assure en cas de maladie, la gratuité des soins et des frais pharmaceutiques ; l'ensemble de la concession est divisé en circonscriptions, à chaque circonscription est attaché un médecin.

Les femmes et les enfants dans la mine

Le décret de 1813 fixe à 10 ans l'âge minimum d'embauche et à 12 ans révolus pour les travaux du fond. Mais cette préconisation n'est respectée nulle part.
En 1874 la loi impose 12 ans comme âge minimum d'embauche et interdit le travail de nuit pour les plus jeunes.
En 1876 (ou 1892 ) la loi proscrit l'emploi des femmes dans les travaux souterrains

3. L'activité minière aux environs de Béthune après 1944

La nationalisation des anciennes compagnies s'effectue en deux temps :
- Ordonnance du 13 décembre 1944 qui institue les Houillères nationales , dont celles du Nord-Pas-de-Calais. Le transfert des propriétés est réel, mais les actionnaires des anciennes compagnies reçoivent une indemnité de 8 francs à la tonne produite. Trois actionnaires participent au comité consultatif assistant le Directeur Général. La gestion et l'administration sont assurées par l'Etat.
- Loi du 17 mai 1946 qui crée les Charbonnages de France ainsi que les Houillères du Bassin du Nord et Pas- de -Calais (HBNPC). Le transfert de propriété à la Nation est complet et les anciens actionnaires reçoivent une indemnisation sous forme d'obligations. Le Bassin du Nord et du Pas-de-Calais d'une superficie de 1150km2, qui, avant la guerre était réparti en 20 concessions, est constitué désormais de neuf groupes, dont celui de Béthune ayant à leur tête un Directeur Délégué.

En 1946, la production des HBNPC s'élève à 60% de la production française : 100.000t. par jour. L'effectif est de 200.000 ouvriers.
L'exploitation est partout difficile. Le terrain houiller présente des variations d'épaisseur considérables. Les veines exploitables sont environ 150, avec une épaisseur qui va de 0,50 à 1,50m atteignant parfois dans le Pas - de - Calais 2,75 à 4 mètres. Toutes les natures de charbon sont représentées, de l'anthracite aux flénus en passant par les maigres les demi-gras et gras. Cette grande variété de combustibles a engendré une importante industrie de transformation : cokeries, industries chimiques, centrales thermiques, usines d'agglomération etc&nekkip; L'objectif de production fixé par le plan Monnet aux HBNPC est de 125.000t. par jour, soit 36 millions de tonnes par an à partir de 1955. Pour atteindre ce but, un effort d'équipement et de modernisation doit être entrepris. Les anciennes compagnies et les méfaits de la guerre ont laissé les installations en mauvais état. Le programme de restructuration comprend : la fermeture des sièges non rentables, le regroupement sur de grosses unités d'extraction (concentration), l'électrification des chantiers du fond.

3.1 : le Groupe de Béthune :

Le Groupe de Béthune est constitué des anciennes Compagnies de Béthune et de Nœux.

Toutes les catégories de charbon y sont exploitées : au nord, des maigres dans les fosses 3,6 et 8 de l'ex- Compagnie de Nœ;ux et 4,8 et 9 de l'ex- Compagnie de Béthune ; au centre et au sud-est ,des charbons demi-gras et gras dans les fosses 2, 4 et 5 de Nœ;ux et 1,2,3,5,6,7,10 et 11 de Béthune; enfin des flénus au sud-est : la fosse 7 de Nœux. En 1946, production de 12 792 t par jour en 18 sièges (26 puits d'extraction et 12 d'aérage et service ), 2 lavoirs centraux : un à Nœ;ux, l'autre à Mazingarbe. Trois centrales électriques brûlent les charbons impropres à la vente : Bully, Mazingarbe et Beuvry. A Nœ;ux , une usine d'agglomération produit des boulets et des briquettes. Les usines chimiques de Mazingarbe produisent de nombreux dérivés des gaz de fours à coke. Deux rivages, l'un à Beuvry, l'autre à Violaines, permettent l'expédition du charbon par voie d'eau. En 1955, le réseau du groupe comprend 206 km de voies ferrées, 3200 wagons et 60 locomotives pour les dépôts de Bully et Nœ;ux.

Dès les années 1960, il est prévisible que le groupe de Béthune éprouvera d'importantes difficultés à survivre. Le gisement arrive pratiquement à épuisement pour de nombreuses fosses. Restées libres durant la guerre 14/18, elles furent surexploitées. En outre, le gisement du groupe est très morcelé, coupé de failles plates. Les veines sont très sales. La production reste cependant à 9000 t nettes par jour fin 1964. Le groupe est alors composé de deux secteurs : le premier avec les fosses 6 de Nœ;ux , 4 7 et 9 de Béthune, le deuxième avec les fosses 5 et 11 de Béthune et 7 et 8 de Nœ;ux. Le numéro 13 forme un ensemble indépendant. Le groupe a produit 2.530.000 tonnes nettes de charbon en 1963 ( en 1952 : 3 .847.000t). En 1966, il reste cinq sièges en activité : le 5 et le 11 de Béthune, le 7, le 8 et le 13 de Nœ;ux. Le rattachement au Groupe de Lens est effectif au 1er janvier 1967.

Bibliographie :

- 1 : " Histoire des Mines du Nord et du Pas de Calais des origines à 1939-45 et 1946 à 1992 " ( tomes 1 et 2) par Guy Dubois et Jean-Marie Minot.
- 2 : " les houillères de la concession de Vendin les Béthune " par André Duwez (2004).
- 3 : " Traité de l'exploitation des mines " par Ch. Combes (1844).
- 4 : " Bassins houillers du PdC et du Boulonnais " par Mrs Fèvre et Cuvelette ( 1900)


Annexe 1 : Les fosses de la Compagnie des mines de Béthune

Fosses Lieu Mise en exploitation Profondeur en mètres Fermeture production totale
1
Bully-les-Mines
1853
583
1972
1 500 000 t
2
Mazingarbe
1859
1970
3
Vermelles
1860
1963
4
Vermelles
1867
387
1964
5
Loos en Gohelle
1875
463
1968
6
Mazingarbe
1876
472
1964
7
Mazingarbe
1877
398
1965
8
Auchy les Mines
1893
399
1963
9
Annequin
1896
1964
10
Sains en Gihelle
1903
791
1973
11
Gosnay
1908
1966
12
Annequin
1909
520
retour d'air du 9

Evolution des effectifs :
en 1870 : 1 236 ouvriers dont 991 au fond et 245 au jour
en 1890 : 4 408 ouvriers dont 3 800 hommes, 430 enfants et 178 femmes
en 1897 : 5 633 ouvriers dont 4500 hommes, 840 enfants et 293 femmes
en 1910 : 8 982 ouvriers dont 6873 au fond et 2109 au jour
en 1917 : 10 542 ouvriers dont 3 429 au fond et 7113 au jour
en 1939 : 11 292 ouvriers dont 8 146 au fond et 3 146 au jour.

Evolution de la production :

en 1890 : 1 000 000 tonnes
en 1897 1 410 000 tonnes
en 1910 : 1 930 000 tonnes
en 1916 : 465 125 tonnes
en 1917 : 630 000 tonnes.

En 1920 la Compagnie possède 384 fours à coke, 2 ateliers de lavage et 104 km de chemin de fer.
En 1939 la Compagnie possède 160km de voies ferrées, 296 fours à coke à Bully -les -Mines, 2 ateliers de lavage.
A noter que la Compagnie de Béthune est autorisée par décrets de 1863 et 1865 à prolonger ses lignes de chemin de fer jusqu'à Béthune et Lille.


Annexe 2 : les fosses de la Compagnie des mines de Nœux

Fosses Lieu Mise en exploitation Profondeur en mètres Fermeture production totale
1(de Bracquemont)
Nœux
1852
1961
2(Dupont)
Hersin-Coupigny
1856
1962
18 092 000 t
3(Parsy)
Nœux
1864
725
1961
18 092 000 t
4(Marsilly)
Hersin-Coupigny
1868
819
1962
15 660 000 t
5(Wallerand)
Barlin
1875
1952
15 059 000 t
6(Davaine)
Labourse
1882
685
1965
7(Bonnel)
Baelin
1883
861
1967
22 420 000 t
8 et 8 bis(Renrd)
Verquin
1902
1968
14 410 000 t
9 et 9 bis(Warenghien)
Hersin-Coupigny
1908
925
?
?
10
Hersin-Coupigny
1911
891
Aérage du 4?
10 bis
Bouvigny
1914
?
15 059 000 t
11 et 11 bis
Fouquières
1920
1930
537 000 t
13
Sains en Gohelle
851
1972
8 421 000 t

Effectifs :
en 1867 : 1 438 ouvriers dont 119 filles de 11 à 18 ans, 195 garçons de 10 à 16 ans (dont 173 au fond )
en 1910 : 8 111 dont 6147 au fond et 1964 au jour.

Production :
en 1852 : 9 128 tonnes
en 1858 : 102 327 tonnes
en 1868 : 2 050 555 tonnes
en 1878 : 486 312 tonnes
en 1910 : 1 590 000 tonnes.

Maisons :
en 1858 : 218
en 1867 : 424
en 1878 : 800.
Ces maisons, à l'époque, sont louées au personnel.

Ecoles : la 1ère école est créée en 1855, la 2ème ( pour filles ) est créée en 1867. En 1872 ,trois écoles, appartenant à la Cie accueillent 1150 élèves.

Caisse de Secours : créée à l'image de ce qui existait déjà dans d'autres compagnies, alimentée par une retenue sur salaire de 3%, une cotisation patronale et le reversement par la Cie des amendes perçues.

Coopérative : créée en 1876.

Annexe 3 : les fosses de la Compagnie des mines de Vendin

Fosses Lieu Mise en exploitation Profondeur en mètres Fermeture production totale
0)
Chocques
pas mise en service
Arrêt du dorage en 1856
1
Annezin
1861
364
1962
2
Annezin
1877
328
1961
18 092 000 t
1 et 2
Vendin
1913
395
1962
15 660 000 t
Patrimoine immobilier :
en 1859 : rachat du château d'Annezin qui devient la demeure du Directeur.
En 1861 la Cie possède 41 maisons d'ouvriers ; en 1877 elle en possède 120.

Evolution des effectifs :
en 1869 : 314 ouvriers, dont 259 au fond et 55 au jour
En 1878 : 453 ouvriers, dont 350 au fond
en 1883 : 303 ouvriers, dont 243 au fond, parmi lesquels 25 enfants.

Caisse de secours : créée en 1861.

Ecole : créée en 1877 à Annezin. Il semble que le fonctionnement de cette école était à la charge de la Caisse de secours

Jean BOONE
Pierrette GUILLAIN





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