Auguste Dubois

Auguste Dubois (1871-1943)

Auguste Dubois est né à Saint-Venant le 27 août 1871. Son grand-père, violoncelliste et chef de musique  avait été organiste à l’église de Saint-Venant pendant 63 ans. Le père d’Auguste était violoniste et exerçait la profession d’instituteur. Il initie son fils à la musique à l’âge de 5 ans… Auguste a appris le violon et le piano. Il entame ses études à Aire-sur-la-Lys et  les poursuit au collège Saint-Bertin de Saint-Omer.

Portrait Auguste Dubois

A l’âge de 20 ans, Auguste Dubois s’engage au 73e R.I. de Béthune. Il était déjà lauréat d’un 1er prix de piano et d’un 2e prix d’harmonie à l’Ecole Niedermeyer de Paris où il s’était inscrit après son frère aîné.

Il devient professeur au collège de jeunes filles de Béthune. Il y enseigne pendant 16 ans. Le dimanche, il tient les orgues de l’église Saint-Vaast. Il participe aux Conférences littéraires des demoiselles Devaux.

Auguste Dubois poursuit sa carrière à la tête de la Philharmonique d’Arras, puis à celle des Concerts Symphoniques de Tourcoing  avec lesquels il joue « Gloire au travail » devant le président de la République Armand Fallière. En 1908, il prend la direction de l’harmonie Fanien de Lillers.

Compositeur de « Impressions d’Artois », une œuvre créée au casino de Berck, de  « La Mine », de « Paysage minier », de « Chant funèbre » ou « La Lys de Saint-Venant », Membre de la Société des auteurs et compositeurs, Auguste Dubois a écrit de courtes pièces pour piano et mis en musique quelques poèmes.  Il a aussi transcrit  pour harmonies des partitions symphoniques.

Il est le grand-père  de Monique Morelli (née Dubois, Béthune 19/12/1923 – Montmartre 27/04/1993). Chanteuse au répertoire d’abord d’inspiration réaliste, devenue ensuite une anthologie de la chanson poétique en chantant Mac Orlan, Carco, Bruant…

Auguste Dubois est également le grand-père de la poétesse béthunoise Denise Duong, lauréate comme lui des Rosati d’Arras.

Dans l’entre deux guerres, il se fixe place Lamartine à Béthune, face au monument à la gloire du 73e!

Mais c’est à la tête de l’harmonie des Mines de Bruay, dès 1919, que Dubois remporte ses plus grands succès. Forte d’une centaine d’exécutants, la phalange des mineurs se déplace dans toute la France. Le 15 décembre 1929, son chef réputé  dirige l’une de ses œuvres au Trocadéro à Paris pour le lancement du film « Fumées ».

Auguste Dubois meurt à Béthune le 10 février 1943, deux ans après avoir perdu son fils Raoul mort en captivité en Silésie. Selon son désir, il sera inhumé à Saint-Venant, près des paysages où il avait puisé son inspiration.

Depuis 1947, une rue de Saint-Venant ,  jusque là appelée rue du Pas-de-Calais, porte son nom.


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