Les musiciens célèbres

Bandeau jardin publicEn avant les musiques !

Clé note de musiqueHaut lieu de la vie musicale béthunoise à la Belle Époque, le kiosque du jardin public a marqué l’histoire de la ville. Il est d’ailleurs inscrit à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1975. Une inscription obtenue cent ans après sa construction par les Nancéens Zimmermann, Vérin et Schertzer auxquels la municipalité de l’époque avait passé commande pour obtenir la réplique du kiosque de Nancy dont l’architecture en style nouille préfigure l’Art nouveau. Au tournant du siècle où Béthune était encore ville de garnison, de grands festivals se sont succédé sur ce kiosque. La chronique a retenu ceux de 1893 et de 1911 où la ville avait accueilli 135 sociétés, soit plus de 2000 exécutants. Naturellement, les instrumentistes de l’harmonie municipale et les choristes de l’Orphéon béthunois en étaient. A l’entrée du jardin public, le buste moustachu de Charles Naninck, chef de musique au 73e R.I., perpétue la mémoire de cette époque qu’a partiellement connue l’historien Eugène Béghin, compositeur à ses heures…

Le maestro Charles Naninck est muet aujourd’hui, de même que son collègue Auguste Dubois. Le trouvère Conon, dont la notoriété a traversé l’Atlantique, continue d’être enregistré, tout comme Antoine Busnois, Nicolas Gombert, Thomas Créquillon et Pierre de Manchicourt qui a donné son nom au concours d’orgue.

Musique savante, musique militaire, musique d’église… Pour compléter ce panorama, les Amis du Musée invitent à redécouvrir le « barde chevelu » ruitelot Marcel Legay, précurseur des chansonniers de Montmartre, et le musicien de bal Hubert Sherbourne qui a fait les beaux soirs du Kursaal, le dancing du boulevard Poincaré où tant d’idylles se sont nouées.

Conon de Béthune (vers 1150-1219)

Antoine Busnois (1432-1492)

Nicolas Gombert (1495-1556)

Thomas Créquillon (1505-1557)

Pierre de Manchicourt (1510-1564)

Gombert, Crécquillon, Manchicourt « C’est l’équivalent pour Béthune de la trilogie Mozart, Haydn et Beethoven pour Vienne ». Leurs carrières furent comparables. Elles se sont déroulées à une époque où notre région était un foyer musical de première importance en Europe. Les prospères Pays-Bas bourguignons y comptaient alors parmi les centres culturels les plus fertiles. Les musiciens béthunois appartiennent à cette école de musiciens franco-flamands que les cours du Sud s’arrachaient.

Eugène Béghin (1833-1903)

Charles Naninck (1860-1947)

Marcel Legay (1851-1915)

Auguste Dubois (1871-1943)

René Vantouroux (1899-1988)

Hubert Sherbourne (1928-2002)


Lien vers les événements organisés par les amis du Musée de Béthune  en 2020