René Évard

René Évard (1898-1985)

La reconstruction des régions détruites par la Guerre de 1914-1918 a attiré de nombreux architectes vers notre région et notamment  la ville de Béthune.

Né à Bienne, au Nord de la Suisse non loin de la frontière française,  en 1898 René Évard va faire ses études au Technicum de cette ville. Il obtient le diplôme d’ingénieur architecte, spécialiste du béton.

Il traverse la frontière en 1921 avec ses valises pour tenter sa chance à Béthune.  Il a 23 ans.
Il lui faut se loger. Il choisit un hôtel en plein centre de la ville : « l’hôtel du Lion d’Or », 4 rue du collège  (actuellement rue Henri Pad).

Affiche Hotel du Lion d'orC’est le Café-Hôtel tenu par Monsieur Deweppe-Belval dont il va épouser la fille Aline en 1922.

Il participe alors à la reconstruction de Béthune et environs. Il y développe son talent et laisse de nombreux édifices caractérisés par un style où prédomine l’art déco.

René Évard est devenu rapidement un vrai béthunois. Il s’y fait de nombreux amis et participe activement à la vie de la cité.
C’est aussi un artiste reconnu qui ne cessera de peindre comme son ami architecte Léon Guthmann.
La Confrérie des Charitables de Béthune est très fière de l’avoir compté parmi ses membres.
En 1969, il décide de prendre sa retraite à Mandelieu où il décédera en 1985.

Son fils André Évard et plus tard son petit-fils Frédéric, architectes des Bâtiments de France, hériteront de son goût pour l’architecture.

Les réalisations de l’architecte :

Plan projet de la mairie

 

René Évard va participer au concours pour l’édification du nouvel Hôtel de Ville de Béthune en 1925.

Il sera classé troisième dans cette compétition, derrière Decaux et Guthmann, Alleman ayant été gratifié d’une mention spéciale.

 

plan-projet de la mairieUne construction importante sera réalisée en 1928 par René Évard ;

gravure du palais de justice Il s’agit d’un bâtiment qui réunira « la justice de Paix »  et les « cours municipaux » situé à l’angle des rues  Henri-Pad et Edouard-Herriot.


René Évard, va déployer son talent dans la construction de plusieurs maisons de commerce et d’habitation à Béthune.

Immeuble angle de l’avenue Jean-Jaurès et Aristide Briand
Angle de l’avenue Jean-Jaurès et Aristide Briand.
angle de la place Clemenceau et de la rue E- Zola
Angle de la place Clemenceau et de la rue E- Zola : ancienne parfumerie devenue « Catimini »
Avenue de Washington : maison de M. Descamps.1939
Avenue de Washington : maison de M. Descamps (1939)
garage cars artesiens
Gare des Cars Artésiens
station-service actuellement démolie, Route de Lille .Mont de Quinty
Station-service (actuellement démolie), Route de Lille – Mont de Quinty

LE PEINTRE

Comme beaucoup de béthunois, Monsieur René Évard va suivre les cours de Peinture de Monsieur  Caplier, peintre roubaisien. (auteur du tableau exposé à la Chambre des Charitables daté de 1935).  Il va y rencontrer son confrère et ami Léon Guthmann.

Peinture-rene-evard
Peinture de Rene-Evard

En outre, l’architecte préside aux  destinées de la Société photographique de l’Artois.

René Évard-Deweppe est élu à la Confrérie des charitables en 1926. Il est nommé chéri bien aimé. Il reçoit la médaille d’argent de la Confrérie en 1928, la médaille de vermeil en 1939 pour services exceptionnel. Il vient en effet de dessiner et suivre les travaux du parc de Quinty en 1927. Mayeur en 1944, il est décoré de la médaille de l’encouragement au bien en 1947.

Parc Quinty

 

Qui était René Évard

René Évard, un Suisse devenu Béthunois, qui a su participer à la vie de Béthune, comprendre sa population, ses coutumes.

René Évard, l’architecte agréé laisse dans tous les coins de Béthune un témoignage de son talent, des immeubles imprégnés de l’art déco qui fait le charme de notre cité avec ses balcons, ses terrasses, ses vitraux, ses lignes géométriques.

René Évard méritait bien que soient évoqués son souvenir et les œuvres qu’il nous a confiées.

André Delhaye


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